Une résistance à un antibiotique apparait lorsqu’ « une bactérie ne réagit plus de la même façon lors de l’utilisation d’antibiotiques prescrits pour traiter des infections bactériennes (infections urinaires, pneumonie, infections sanguines) et qu’ils deviennent alors inefficaces ».
Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
L’antibiorésistance est devenue ces dernières années un enjeu mondial majeur en santé publique. En effet, l’émergence et la diffusion croissante de bactéries résistantes aux antibiotiques remettent en question l’efficacité des traitements tant chez l’homme que chez l’animal. Ce phénomène est fortement corrélé au mauvais usage ainsi qu’à la surconsommation des antibiotiques, il est aggravé par l’absence d’innovation dans le domaine depuis deux décennies, ce qui a conduit à une réduction de l’arsenal thérapeutique.

One health
Les antibiotiques sont la catégorie de molécules la plus utilisée par les vétérinaires. C’est pourquoi la lutte contre l’antibiorésistance doit aussi être considérée comme globale dans le concept d’une santé unique « One Health ». Tout comme en santé humaine, les échecs thérapeutiques secondaires à des bactéries résistantes aux antibiotiques augmentent de façon considérable au cours des dernières décennies.
Les plans d’action
L’antibiorésistance est considérée par l’OMS comme une des plus sérieuses menace pour la santé publique, imposant ainsi une approche globale de la Santé. Des plans d’action afin de lutter contre l’antibiorésistance ont vu le jour à différentes échelles. Ils sont résumés dans l’infographie ci-dessous.

L’antibiogramme s’inscrit aujourd’hui pleinement dans cette logique de détection et de surveillance de la résistance bactérienne, en identifiant les résistances et sensibilités de souches bactériennes impliquées dans les infections, et permettant ainsi un choix raisonné des molécules ayant une réelle efficacité, tout en préservant l’arsenal thérapeutique.
