Principe
L’antibiogramme a pour objectif de déterminer pour une souche d’une espèce bactérienne préalablement identifiée, sa sensibilité ou non à un ou plusieurs antibiotiques in-vitro. Il permet d’obtenir une mesure précise du niveau de sensibilité de la souche bactérienne en vue de prédire le succès ou l’échec thérapeutique in-vivo. Plus précisément, l’antibiogramme permet la mesure d’une concentration minimale inhibitrice (CMI), c’est-à-dire la plus faible concentration en antibiotique inhibant la croissance bactérienne, ou d’un diamètre d’inhibition, puis leur interprétation sur la base des référentiels fournis par des organisations nationales, européennes ou américaines.
- France : https://www.sfm-microbiologie.org/
- Europe : https://eucast.org/
- USA : https://clsi.org/
Différentes méthodes
Il existe différentes méthodes pour la réalisation d’un antibiogramme. Les méthodes basées sur la mesure de la CMI peuvent être déterminées en milieu solide ou liquide. En médecine vétérinaire, la méthode des disques est la plus répandue car plus adaptée au diagnostic de routine.

- Diffusion en gélose, appelée également méthode des « disques ». Elle consiste à mesurer le diamètre d’inhibition autour d’un disque imprégné d’une dose calibrée d’antibiotique après incubation. Plus le diamètre est grand, plus la concentration nécessaire pour inhiber la croissance de la bactérie est faible et inversement.
